Archives for: October 2009

21/10/09

Permalink 06:58:42 pm, by admin Email , 703 words   English (US)
Categories: Art, Collage

PROGRESS

I asked myself yesterday if two collages from different periods with a comparable theme would show me some “progress”. Often art historians describe the work of an artist as a progression towards excellence. So I asked myself the following question: Did I progress in 9 years? Looking closely to these two collages from 2000 and 2009 I would like to say: No, not really. The only difference I can perceive is that my junctures seem a little more perfect. The fragment of the face on top of the mouth, the nose and one eye in the elder collage seem to me now a little bit “stuck on” and not sufficiently “mounted”. The same with the two bodies, where one edge goes over the forearm. Today I would pay more attention to that, probably because I stay longer on a collage than in 2000. But maybe this “botched” aspect suggests some movement which makes one think of some awkwardness – being so badly in one’s own body.

By comparison, my more recent collage seems more coherent and its dissonances are less evident. The figure seems smiling, even optimistic, but this impression is contradicted by the other side of the face which is reddened from tears. Surely because of her deformed anatomy. And her hand gives a hint of a gesture which accompanies her smile. What does she call for? For whom? Here again we can see the discrepancy between the profound being and the appearance one tries to give.
My themes are constant, my technique is a little more refined, and that’s all. Not enough to shout victory. It’s a steady evolution, without big leaps forward. That’s a big change from before where I experienced alternatively volcanic outbursts of creativity and void, followed by stylistic ruptures. Am I cooled down now? You bet, just have a look at my recent collages. But my workflow is steadier, like a wave rolling over the oceans.

(Français)
Je me suis demandé hier si, en comparant deux collages de thème proche, mais d’années différentes, j’arriverais à y voir un quelconque “progrès”. Ceci parce que les historiens d’art nous présentent souvent l’œuvre d’un artiste comme une progression vers l’excellence. Je me suis donc posé la question suivante : Ai-je progressé en 9 ans ? En regardant très attentivement ces deux collages de 2000 et 2009, j’ai envie de répondre : Non, pas vraiment. La seule différence que je vois, c’est que mes jonctions sont un peu plus parfaites. Le morceau de visage sur la bouche, le nez et l’œil de la figure dans l’ancien collage me semble aujourd’hui un peu trop « collé » et pas assez « monté », de même que le léger décalage des deux corps, dont un bout empiète sur l’avant-bras. Je ferais sans doute plus attention au détail, probablement aussi parce que je mets plus de temps à faire un collage qu’en 2000. Mais c’est peut-être justement ce côté « bâclé » qui suggère un mouvement et donne à penser à une maladresse – celle de cet être si mal dans sa peau. Mon collage plus récent me semble plus cohérent, et les dissonances plus masquées. La figure paraît souriante voire optimiste, mais cette impression est contredite par l’autre partie du visage, rougie par les larmes. Sans doute à cause de son anatomie si déformée, alors que sa main esquisse un vague geste qu’accompagne son sourire. Appel vers quoi, vers qui ? Décalage ici aussi entre l’être profond et une apparence qu’on s’efforce de donner.
Mes thèmes se recoupent, ma technique s’est un peu affinée, c’est tout. Pas de quoi claironner une victoire. Il s’agit d’une évolution constante, sans grands bonds en avant. Cela change par rapport à mes alternances de créativité volcanique et de vide, suivi de ruptures de style de jadis. Me suis-je assagi ? Non, il n’y a qu’à voir mes récents collages. Mais ma manière de travailler est plus régulière, si je devais évoquer une image, ce serait celle d’une vague qui parcourt les océans.

12/10/09

Permalink 08:53:09 pm, by admin Email , 269 words   English (US)
Categories: Art, Collage

TRAUMA, A COLLAGE GOING BACKWARDS

This collage has an interesting story. It was lying loosely on my desk, and I couldn’t finish it. Finally, I decided to fix it, but the more I looked at it, the more I felt that I had to go back. The first idea was a bursting figure, but, as usual, the deepening of the idea required a profound modification. I had to go back to the face, to see the wide open eyes that fascinated me in the beginning as well as the torturing hand. And only after having torn off what was layed on them I was able to enlarge the scene with the door and to add a clue for one of the tracks one might follow in order to decrypt this collage: the chain.




Français:
Ce collage a une histoire intéressante. Il se trouvait en morceaux non collés sur mon bureau et je n'arrivais pas à me décider à le finir. Puis, aujourd'hui, j'ai décidé de le coller. Mais plus je le regardais, plus je sentais que je devais revenir en arrière. L'idée première était une tête éclatée, mais, comme d'habitude, l'approfondissement de l'idée requérait une modification conséquente. Je devais revenir à ce visage, voir ces yeux révulsés qui m'avaient fascinés de même que cette main torturante. Ce n'est qu'après le décollage de ce qui les recouvrait que j'ai été capable d'élargir la scène avec la porte et d'y ajouter un indice pour l'un des chemins à suivre afin de décrypter ce collage: la chaîne.

06/10/09

Permalink 03:37:47 pm, by admin Email , 395 words   English (US)
Categories: Art, Collage

D&G BACCHUS


Well, as usual, it came out so naturally, that I realized the obvious link to the masterpiece (1595, the Uffici, Florence) only when I was achieving this collage. Of course, I know this painting well, and I always felt that it was highly ambiguous because its sexual allusion. The boy looks really cute and inviting, with a very candid and light nature - there's a sort of innocence as I see this painting. And "my" Bacchus? The picture started with an ad of D&G, who are always playing with double meanings, mainly erotic of course. But here it was a little boy. I added some parts of a man in a magazine aiming partly at the gay community. What came out was a much more dramatic or even tragic picture than the Caravaggio. The innocence is lost, as it seems to be for many children today, the behavior copied from adult movies. It's the disenchantment of childhood.
P.S. Please don't imagine that I put myself at the same level as Caravaggio. See it as an inconscious homage to this genius I revere so much.

Français

Comme toujours, cela s'est passé si naturellement que je ne me suis rendu compte de l'évident lien avec ce chef d'oeuvre du Caravage (1595, Offices, Florences)que lorsque je l'avais terminé. Je connais bien ce tableau qui m'a toujours semblé ambigu à cause de sa connotation sexuelle. Le garçon sur ce tableau est mignon et très aguicheur est en même temps si naturel, si léger - il y a là, pour moi, une espèce d'innocence. Et "mon" Bacchus à moi? Le collage a débuté avec une pub de D&G, qui sont toujours à double sens, du côté sexuel bien entendu. Mais ici, il y avait un petit garçon. J'ai ajouté quelques morceaux d'homme découpés dans un magazine s'adressant aux gays. Et ce qui en a résulté était plus dramatique ou même tragique que le Caravage. L'innocence est perdue, comme cela semble être le cas pour pas mal d'enfants, le comportement s'inspire de films pour adultes. C'est le désenchantement de l'enfance.
P.S. Prière de ne pas s'imaginer que je me place au même niveau que le Caravage. Voyez ce collage plutôt comme un hommage inconscient à ce génie que je vénère tant.

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Blog on art, centered on collage. It is meant as a sort of logbook of my creative work.

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