Archives for: January 2012

22/01/12

Permalink 07:18:03 pm, by admin Email , 541 words   English (US)
Categories: Art, Collage

Teaching collage

What shall one teach in a course in collage? Often, the technique is taught at the level of cut, glue and support. Yes, but that does not make the work more beautiful.
In my opinion, it is the assemblage technique that should be taught.
Called in a rehabilitation center, I gave a half-day collage workshop to two classes making collage regularly. The first group consisted of middle-aged adults and the other young adults, so that I could adapt different strategies and vary my teaching. I showed them what I was doing and asked them to make a collage on a chosen picture, like me, then to transform it. The problem is always the same: the result does not "stick" with intent. Or the process is too simplistic. Or the various elements do not fuse into one image. And that's the common critic of collages that clarifies all this with concrete examples. Of course, this may disillusion some the author of a collage, but in general, he knows in the depths of himself and I was thanked for my honesty by one of the young adults. The same happens also with a young student who is preparing her portfolio for admission to Art Schools and whom I coach.
Returning to my collage course, I found that 1) I was delighted to teach and 2) that I knew how to do it now. Maybe I can find more occasions to do so, even though my age is perhaps a handicap (?).

Enseigner le collage.

Que faut-il enseigner dans un cours de collage ? Souvent, on enseigne la technique au niveau de la découpe, de la colle et du support. Certes, mais cela ne rend pas l’œuvre plus belle.
A mon avis, c’est la technique d’assemblage qu’il faut enseigner.
Appelé dans un centre de réinsertion, j’ai donné une demi-journée de cours de collage à deux classes faisant du collage régulièrement. Le premier groupe était composé d’adultes d’âge moyen et l’autre de jeunes adultes, de sorte que j’ai pu adapter des stratégies différentes. Je leur ai montré ce que je faisais et leur ai demandé de faire un collage sur une photo choisie, comme moi, puis de la transformer. Le problème rencontré est toujours le même : le résultat ne « colle » pas avec l’intention. Ou le procédé est trop simpliste. Ou bien les différents éléments ne fusionnent pas en une image. Et c’est la critique en groupe des collages réalisés qui permet de clarifier tout cela, avec des exemples concrets. Evidemment, cela peut désillusionner un peu l’auteur d’un collage, mais en général, celui -ci le sait bien au fond de lui-même et j’ai été remercié pour ma franchise par l’un des jeunes adultes. La même chose se passe d’ailleurs avec une jeune étudiante qui prépare son dossier d’admission aux Ecoles d’Art et que je coache.
Revenant de mes cours de collage, j’ai constaté que 1) j’ai été ravi d’enseigner et 2) que savais comment le faire dorénavant. A voir, même si mon âge avancé constitue peut-être un handicap ( ?).

14/01/12

Permalink 11:59:33 am, by admin Email , 860 words   English (US)
Categories: Art, Collage

Comparison of collages

Preparing a presentation in front of my work to a group of people, I wonder about my record. Since my choice of concentrating on collage, in 1999, I produced more than 3000 collages, all published on my website. The ritual question that arises is: What changes do you see over the years? In fact, there is not much. Everything is already there in 1999/2000: the themes and the manner. Strictly speaking, I would say that my latest collages are more graphical and easier to read, I try to get to the point. And I use more torn paper. But it is not clear as to say that I made a change. No, rather that it is more refined. And that certain themes are more present than before, like the death eg. (42, 385, 443.1799, 1949,235,269,285 / 2010 and 15/2012). But it is also due to my age, my physical and mental state, not to fundamental discoveries in the collage technique. So I would say that since 1999, I embroider around my themes with my usual technique: cutting, brutal assembly, disrupted, humor, irony, emotion, but more incisive.

Let’s verify. Consider the collage 385, 2003, Deadly dressed

and 15/2012, 12.1.2001: Kiss Me Deadly

Here the comparison is easy, because there is more manipulation in 2012 and more dramatically staged, while that of 2003 is playing in the register of irony, by turning the ad into a memento mori. The more recent collage plays on several registers at once. It opposes nudity to clothed, small to large, white to black, and the completed to the defeated. The irony is also present, but as a reversal of the traditional imaging (Baldung Grien, Memling), showing death as a victim.

A collage of 2000 also appears complex

But this is more of a cinema-like montage with multiple screens coexisting in the same image, displaying different angles of the same scene, pushing the image to its collapse, while in the 2012 , research is more in the development of the topic, even if it seems less innovative. But a collage of 2010, entitled: Kiss Me Deadly

has the same structure imo, proving that I continue to be interested in exploded images.

Obviously, in my presentation, I will not get into this exegesis. But it allowed me to see that beyond the themes, there are changes in assembly techniques, although the basic principles of my collages have not fundamentally changed since 1999.

Comparaison de collages
Devant faire un exposé sur mes œuvres devant un groupe de personnes, je m’interroge sur mon bilan. Depuis mon choix de privilégier le collage, en 1999, j’ai produit plus de 3000 collages, tous publiés sur mon site. La question rituelle qui se pose est donc : Quelle évolution peut-on apercevoir au cours de ces années ? En fait, il n’y en a guère. Tout est là en 1999/2000 déjà : les thèmes et la manière. A la rigueur, je dirais que mes derniers collages sont plus graphiques et plus lisibles, j’essaie d’aller à l’essentiel. Et que j’utilise davantage le papier déchiré. Mais cela n’est pas évident au point de dire que j’ai fait une évolution. Non, plutôt que cela s’affine. Et que certains thèmes y sont plus présents qu’auparavant, comme celui de la mort par ex. (collages 42, 385, 443,1799, 1949,235,269,285/2010 et 15/2012). Mais c’est dû aussi à mon vieillissement, à mon état physique et mental, et non pas à des découvertes fondamentales dans la technique du collage. Je dirais donc que depuis 1999, je brode autour de mes thèmes avec ma technique habituelle : découpe brutale, assemblage gauchi, humour, ironie, émotion, mais de manière plus incisive.

Vérifions. Prenons le collage 385, de 2003, Deadly dressed

et le 15/2012 du 12.1.2001 : Kiss me deadly

Ici la comparaison est facile, car il y a davantage de manipulation dans celui de 2012 et une mise en scène plus dramatique, alors que celui de 2003 joue dans le registre de l’ironie, en détournant la pub vers un memento mori. Le collage le plus récent joue sur plusieurs registres à la fois. Il oppose la nudité à l’habillé, le petit au grand, le blanc au noir, le fait et le défait. L’ironie y est également présente, mais sous forme de renversement de l’imagerie traditionnelle (Baldung, Memlinc), en montrant la mort sous forme de victime.

Un collage de 2000 semble aussi complexe : The Innocent Criminals

Mais il s’agit ici plutôt d’un montage comme au cinéma, avec plusieurs écrans coexistant dans la même image, donnant à voir des angles différents d’une même scène, poussant l’image vers son éclatement, alors que dans celui de 2012, la recherche se fait davantage dans l’approfondissement du thème, quitte à paraître moins novatrice.

Mais un collage de 2010, intitulé : Kiss me deadly présente la même structure à mes yeux, prouvant que je continue à m’intéresser à l’image éclatée.

Evidemment, dans mon exposé, je ne vais pas me lancer dans une telle exégèse. Mais elle m’a permis de voir qu’au-delà des thèmes récurrents, il y a évolution des techniques d’assemblages, même si les principes de base de mes collages n’ont fondamentalement pas changé depuis 1999.

04/01/12

Permalink 11:39:37 am, by admin Email , 541 words   English (US)
Categories: Art, Collage

Retrospective 2011

I do not know what got into me at the end of the year, but I felt compelled to reach 500 collages in 2011. My original goal was more modest, about a collage a day. I tried to keep this pace up for the days "lost" for a holiday etc. by doubling the number of collages in the days that followed. To my amazement, I did not get out of inspiration, while in 2010 some doubts tapped me. In 2011, no hesitations, questions, as to baptise the facebook page berni's collage machine, stating that the machine never stopped. Even during the 10 days stay in Paris at the end of the year, I sat down every morning for a collage session - except January 1st of course. With this constant rate, the creation took place almost naturally and without great interrogations. Is this the state of grace? My collages are they now more superficial? I do not think so. I just let go the play of associations and forms, without asking questions. One episode illustrates what I just wrote: making greeting cards for Christmas. Taking very elongated greeting cards representing boats of Lake Geneva, I began to transform them in a frenzy that lasted about an hour. And the result pleased me, despite some less successful cards: 15 different small collages - abstract or figurative, sort of exercises in style.
So the word freedom is the one I would I apply to 2011. And I hope to continue this in 2012.




Rétrospective 2011
Je ne sais ce qui m’a pris vers la fin de l’année, mais je me suis senti obligé d’arriver à 500 collages en 2011. Mon objectif initial était bien plus modeste, à peu près un collage par jour. J’ai essayé de tenir ce rythme, rattrapant les jours « perdus » par des vacances etc. en doublant le nombre de collages dans les jours qui suivaient. A mon grand étonnement, je n’ai pas eu de panne d’inspiration, alors qu’en 2010 des doutes m’avaient parfois taraudé. En 2011, point d’hésitations, d’interrogations, au point de baptiser le site facebook berni’s collage machine, en précisant que la machine ne s’arrêtait jamais. Même durant la semaine passée à Paris en cette fin d’année, je me suis assis tous les matins pour une séance de collage – à l’exception 1er janvier bien sûr. Avec ce rythme constant, la création s’est faite presque naturellement et sans grandes interrogations. Est-ce l’état de grâce ? Mes collages en sont-ils devenus plus superficiels ? Je ne crois pas. Je me suis juste laisser aller au jeu des associations et des formes, sans me poser de questions. Un épisode illustre bien ce que je viens d’écrire : la fabrication de cartes de vœux pour Noël. Prenant des cartes très allongées représentant des bateaux du Lac Léman, je me suis mis à les transformer dans une frénésie qui a duré une heure environ. Et le résultat m’a enchanté, malgré quelques cartes moins réussies : 15 petits collages variés – abstraits ou figuratifs, comme des exercices de style.
C’est donc le mot liberté que je retiens pour 2011. Et j’espère bien continuer dans cette voie en 2012.

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Blog on art, centered on collage. It is meant as a sort of logbook of my creative work.

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