« Cold songStereotype or hasard? »

A penetrating commentary on my collage making

14/01/13

  03:13:00 pm, by   , 1225 words  
Categories: Art, Collage

A penetrating commentary on my collage making

André Matrat (http://www.uncorps7merveilles.fr/)mailed me a very penetrating commentary which I publish here with his permission:
With Berni we feel so many things in this blog that doubles as a flowering of photos. In this (but I'm afraid of being too schematic) it seems to me that this "second" monster you started to feed a year ago is like a return to reality: to enjoy the pleasure of a present that is to be seen.

But there is another more real secret (again without wanting to ramble on our "prehistory"), which appears only by the methodical collage making. He does never start "from a concept, but from images" (7 / 01/13). I noted the 06/01/12 this crucial issue and his response: "And you, Berni, who are more often in the tumult in the quiet why are you so agitated works? Because it is the mirror the world and it's my job to polish it every day. "I feel more like the mirror of a world in which" you oscillate between the beautiful and the monstrous "(5/23/12). This world emotions and affect (see "the gesture of the mother caressing with the back of her hand" (7/30/12) or "the monster in me" (12/07 /) is not fundamentally narcissistic (17 / 10/12). because it always takes us beyond what we think or believe to be.The Buddhists thought is in this sense profoundly right: the ego is an illusion.One captures through the images moments (not instants) in the sense of physical time as singularities which exert forces absolutely beyond us: 24/10/12 secret areas "which revives the unspeakable Jewish wisdom" 18/11/12 or "light coming from behind"after the Haneke movie.

We can appreciate the difficulty of seeing if there are constants: what is the relationship between these collages 2/12/12). As there isn’t any answer, there’s only one solution: make as spontaneously as possible. I associate (professional deformation!) with this the definition of freedom by Sartre: Make something that one (= our prehistory, history, the others ...) has made of us . And that luminous sentence (21 / 11/12) "My youth is now." Remains a naive problem I stumble-upon which my ignorance concerning collages: why is it necessary to tear into pieces the pictures in order to reconstruct them?

Me, answering the last question:
In fact, I always practiced a void inside, inspired by Zen artists, which I also imitate in the rapidity of execution (otherwise the vacuum would fill up). For me, it is to be in maximum availability. There was this TV series featuring very special agents who received a call saying: "Open Channel D" - and I always said this to my students - D = availability (disponibilité in French) or "awareness." The paradox is that I always start with a full image that I partially overlap more or less, extremely rarely with fragments (tesserae). It is not so much destruction as a variation on a theme in the musical sense. My own themes arise in contact with this image. If I was still painting, I would have to do something blind (as Zen monks) to start. But this gesture is poor compared to the wealth of images that I find in magazines. I have to feed my voracious imagination with lots of images otherwise it becomes anemic or routine. I'm a variator, not an inventor ex nihilo (if that exist). And I always wanted to create in me the shock of rapture before an unknown, surprising work. It is tricking myself.
André, you do understand better than myself what I mean by that. I feel like that in any case, not as a sadistic act, but as a regeneration of the original image (without wanting to pretend to be a healer like Beuys).

With all my gratitude and admiration,
Berni


for a bigger picture, click here.

André Matrat (http://www.uncorps7merveilles.fr/) m’a envoyé un commentaire extrêmement pertinant que je publie ici avec sa permission.
Avec Berni on sent tant de choses dans ce blog qui se double d'une floraison de photos. A ce propos (mais je crains d'être bien trop schématique)il me semble que ce " deuxième monstre" que tu as commencé à nourrir il ya un an est comme un retour au réel : pour savourer le plaisir d'un présent qui se donne à voir.

Mais il existe un autre réel bien plus secret (sans vouloir de nouveau radoter sur notre "préhistoire") qui ne se montre que par ce travail méthodique des collages .Il ne part "jamais d' un concept, mais d'images"( 7/01/13). J'avais relevé le 1/06/12 cette question essentielle et sa réponse:" Et toi, Berni, qui es plus souvent dans le tumulte que dans la quiétude pourquoi fais-tu des oeuvres si agitées? Parce que c'est le miroir du monde et que c'est mon job de le polir jour après jour".Je le sens plutôt comme le miroir d'un monde dans lequel "tu oscilles entre le beau et le monstrueux"(23/05/12).Ce monde d'émotions et d'affects (cf "le geste de la mère caressant du revers de la main"( 30/07/12)ou "le monstre en moi"(12/07/)n'est pas fondamentalement narcissique (17/10/12). Car il nous emmène toujours au-delà de ce que nous pensons ou croyons être. La pensée bouddhiste en ce sens est profondément juste: le moi est une illusion. On saisit ainsi au travers de ces images des moments(non des instants)au sens de la physique comme des singularités de temps où s'exercent des forces qui nous dépassent absolument: zones secrètes 24/10/12 encore "l'indicible qui renoue avec la sagesse juive" 18/11/12 ou "lumière venue du fond"après le film de Haneke.

On comprend alors la difficulté de voir s 'il y a des constantes: quel est le lien entre ces collages 2/12 /12).A défaut de réponse la seule solution: en faire le plus spontanémént possible. J'associe (déformation professionnelle!)avec cette définition de la liberté chez Sartre: Faire quelque chose de ce que l'on (= notre préhistoire notre histoire, les autres...)a fait de nous.Et cette phrase lumineuse (21/11/12)" ma jeunesse c'est maintenant".Reste un problème-naïf- sur lequel bute mon ignorance qui concerne les collages:pourquoi faut-il mettre en pièces les images pour les reconstruire?

Moi en réponse à la dernière question:
En fait, j'ai toujours pratiqué le vide intérieur pour créer, inspiré des artistes zen, dont j'imite également la rapidité d'exécution (autrement le vide se remplirait). Pour moi, c'est être en disponibilité maximum. Il y avait ce feuilleton US des agents très spéciaux qui recevaient un appel disant: "Ouvrez le canal D" - et j'ai toujours dit cela à mes étudiants - D = disponibilité ou "awareness". Le paradoxe est que je pars toujours d'une image entière que je recouvre partiellement, plus ou moins, rarement de fragments (tesserae). Ce n'est donc pas tant une destruction qu'une variation sur un thème au sens musical. Mes propres thèmes surgissent au contact de cette image. Si je faisais encore de la peinture, je serais obligé de faire un geste aveugle (comme les moines zen) pour démarrer. Mais ce geste serait pauvre par rapport à la richesse des images que je trouve dans les magazines. Je dois nourrir mon imaginaire vorace avec plein d'images sinon il devient anémique ou routinier. Je suis donc un variateur, pas un inventeur ex nihilo (si cela peut exister). Et j'ai toujours voulu créer en moi le choc du ravissement devant une œuvre inconnue, surprenante. C'est une ruse envers moi-même. André, tu comprendras mieux que moi-même ce que je veux dire par là. Je le sens en tout cas comme cela, pas comme un geste sadique, mais comme un régénération de l'image originelle (sans vouloir me prétendre guérisseur comme Beuys).

Avec toute ma gratitude et mon admiration.
Berni

 Permalink

You must be logged in to see the comments. Log in now!


Form is loading...

November 2019
Mon Tue Wed Thu Fri Sat Sun
        1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30  
 << <   > >>
Blog on art, centered on collage. It is meant as a sort of logbook of my creative work.

Search

  XML Feeds

blogtool