Category: "Photography"

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01/09/16

  04:02:00 pm, by   , 519 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography

A collaged kiss

The collage is like a kiss: the meeting of two foreign elements that must, however, have affinities. It is thus not the die-cuts which make a collage, but their assembly. This could be tedious and not very creative, like a rhyme like "night - right," but it is to create surprises, so the unexpected. It is not for nothing, it seems, that Herta Müller, the great writer of German language - agglutinative language par excellence, thus "agglutinative" -  whose compound words are very surprising, also creates collages. To do this, simply combine the elements as the famous surrealist definition of the chance encounter on a dissecting-table of a sewing-machine and an umbrella, while seeking an overall sense of the resulting image, in order to avoid scattering the meanings.

 

 


Collage 439/16  is typical for my current research to create a "cubist" space where different elements have their own space and dimension, while remaining interconnected. There is no logical justification for the passage between the relatively flat brown background and space dug behind the robot. The separation is clear, arbitrary, like a spontaneous cut of scissors. Yet, the image seems likely.

 

          

No 435/16 is the most extreme in this regard, as it opposes color and black and white, clear and fuzzy, full and empty, untouched and open.  No. 408/16 marks a significant step in this research.

 

 To return to the kiss (no. 420/16), it sums up my artistic concerns of the moment. Don’t we say in French that one "embraces" a career? That's how I see my relationship with the collage anyway.

 

 Le collage, c’est comme un baiser : la rencontre de deux éléments étrangers qui doivent cependant présenter des affinités. Ce n’est donc pas le découpage des formes qui fait le collage, mais leur assemblage. Cela pourrait être fastidieux et peu créatif, à la manière d’une rime du genre « amour – toujours », mais il s’agit de créer des surprises, donc de l’inattendu. Ce n’est pas pour rien, il me semble, que Herta Müller, la grande auteure de langue allemande – langue agglutinante par excellence, donc « colleuse » - dont les mots composés sont surprenants, crée aussi des collages. Pour cela, il suffit d’associer les éléments  - selon la célèbre définition surréaliste de la rencontre fortuite sur une table de dissection d' une machine à coudre et d' un parapluie - , tout en cherchant un sens global à l’image résultante, pour ne pas éparpiller les significations.

Le collage 439/16 (French robot) est typique de mon actuelle recherche qui vise à créer un espace « cubiste » où les différents éléments ont leur propre dimension et espace, tout en restant interconnectés. Il n’y a pas de justification logique du passage entre le fond brun relativement plat et l’espace creusé derrière le robot. La séparation est nette, arbitraire, comme un coup de ciseaux spontané. Et pourtant, l’image me paraît vraisemblable.

Le no 435/16 (Getting enhanced) est plus extrême à cet égard, vu qu’il oppose couleur et noir et blanc, net et flou, plein et creux, intact et ouvert. Le no. 408/16 (Open mind) marque une étape dans cette recherche. 

Pour revenir au baiser (no. 420/16, Royal kiss), il résume bien mes préoccupations artistiques du moment. Ne dit-on pas en français qu’on « embrasse » une carrière ? C’est comme cela que je vois ma relation avec le collage en tout cas.

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10/08/16

  08:43:00 pm, by   , 510 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography

Black milk

Patchwork

 

Must we always explain our creations? I have little time or inclination to do so, except when it becomes urgent.

 

Here is a confused looking collage at first view because it uses Dali's technique of hallucination as a double view. In this image, a peaceful family is seen in the lower part which extends to the oversized character of the top. It is a Black and whose crying disturbs this idyllic scene. It is obviously an evocation of slavery: Whites are idle, they enjoy their comfortable situation. With one exception: the milking of the cow in the lower left corner, referring to the serfs?

 

By adopting a different point of view, it could be the nostalgic contemplation of a mythical past (the good old days), where man was supposed to live in harmony with the earth. It is true that many paintings of Poussin, Constable or the Impressionists have cultivated this fable.

 

What I consciously expressed in this picture is the ratio between stability and instability. The figure of the Black appeared to me towards the end, when I asked myself what was missing in the picture. And the head in profile, like that of the man sitting, could then be the close up of this man whose head is only partially visible, as if hovering above this idyll in the manner of a spirit. As for the milk, it makes me to think of Paul Celan: "Black milk of dawn ..." in his Death Fuge. Et in Arcadia ego ... to stay with Poussin.

 

 

Faut-il toujours expliquer ses créations ? Je n'en ai guère le temps ni l'envie, sauf quand cela s'impose à moi.

 

Voici donc un collage à priori confus car empruntant la technique dalinienne de l'hallucination sous forme de double vue. Dans cette image, on voit une paisible famille dans la partie inférieure dont certaines parties prolongent le personnage surdimensionné de la partie supérieure. C'est un Noir qui pleure et qui perturbe cette scène idyllique. Il s'agit évidemment d'une évocation de l'esclavage : les Blancs sont oisifs, ils jouissent de leur situation confortable. A une exception près : la traite de la vache dans le coin inférieur gauche, allusion aux serfs ?

 

En adoptant un autre point de vue, il pourrait s'agir de la contemplation nostalgique d'un passé mythifié (le bon vieux temps), où l'homme était censé vivre en harmonie avec la terre. Il est vrai que bien des peintures, de Poussin à Constable, voire les Impressionnistes ont cultivé cette fable.

 

 

Ce que j'ai consciemment exprimé dans cette image, c'est le rapport entre stabilité et instabilité. La figure du Noir ne m'est apparue que vers la fin, lorsque je me suis demandé ce qui manquait. Et cette tête, de profil, comme celle de l'homme assis, pourrait alors être le gros plan sur cet homme dont la tête n'est que partiellement visible, comme s'il planait au-dessus de cette idylle à la manière d'un esprit. Quant au lait, il me fait penser au vers de Paul Celan : « Lait noir de l'aube... » dans sa Fuge de mort. Et in Arcadia ego... pour rester avec Poussin.

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18/06/16

  12:46:00 pm, by   , 648 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography

On death

No, my art will not please to enthuse the crowds. This takes away the desire to always create new experiences for the public. My joy to experience is stronger than all that.

The Art of Grooming 

Thus the no. 290. Starting with a mummified saint, I had the idea to paste a huge hand holding a sprig of wheat. Then I played with the idea of entering a woman's leg in this hand, but without the visual effect that satisfies me. It is by seeing by chance a picture of nuns that I took the magazine to fall on the image I needed. I naturally thought of my stay in Oberstdorf/Bavaria in 1946, a children's home run by religious Dutch Protestant nuns, and my recent stay at the Geneva hospital. Moreover, I thought of a friend, P., whose health is so desperate that I evoked his death in myself. And finally, this image also reminds my brother, who died last December and who, during the various manipulations done by other persons, threw me mocking looks like the death in this collage. There the gesture of the nun seems positive, in contrast to my own experiences. It is here only a removing of dust or putting a glaze as if it were a good cake. The dead is half hidden by the woman sending his amused gaze at the audience. That reconciles me a bit with the idea of inevitable death - that of my family like mine: I have already exceeded my 75 years of almost five months and I'm at a race against time to build my work.


 

Another aspect of this concern is in the No. 281, which provides a tranquil and spiritual image of death. It is the passage that I wanted to express, but without melodrama, in a very sober way, thinking of the Buddhist masters, of transformation, although personally I am no believer. It is a soothing and comforting representation that masks the violence of death.

 

 

 

Non, mon art ne plaira pas au point d’enthousiasmer les foules. Cela m’enlève le souci de créer toujours de nouvelles sensations pour le public. Ma joie d’expérimenter est plus forte que tout cela.

 

Ainsi le no. 290. Parti d’un saint momifié, j’ai eu l’idée de le munir d’une immense main tenant un brin de blé. J’ai ensuite joué avec l’idée de faire saisir une jambe de femme par cette main, mais sans effet visuel qui me satisfasse. C’est en voyant par hasard une photo de bonnes sœurs que j’ai saisi le magazine pour tomber enfin sur l’image qu’il me fallait. J’ai évidemment pensé à mon séjour à Oberstdorf (Bavière) en 1946, home pour enfants tenu par des religieuses protestantes hollandaises, ainsi qu’à mon séjour récent à l’hôpital de Genève. Par ailleurs, j’ai pensé à un ami, P., dont l’état de santé est si désespéré que j’ai évoqué sa mort en moi-même. Et enfin, cette image évoque aussi mon frère, décédé en décembre dernier et qui, pendant les différentes manipulations de tierces personnes, me lançait des regards moqueurs comme le mort dans ce collage. Là, le geste de la religieuse me semble positif, contrairement à mes propres expériences. Il n’est ici qu’un dépoussiérage voire un glaçage comme s’il s’agissait d’une bonne brioche. Le mort étant à moitié caché par la femme envoie son regard amusé au spectateur. Voilà qui me réconcilie un peu avec l’idée de la mort inéluctable – celle de mes proches comme la mienne : j’ai déjà dépassé mes 75 ans de presque 5 mois et je fais une course contre la montre pour bâtir mon œuvre.

 

 

Un autre aspect de cette préoccupation se trouve dans le no 281, qui donne une image tranquille et plus spirituelle de la mort. C’est le passage que j’ai voulu exprimer, mais sans mélodrame, de manière très sobre, en pensant aux maîtres bouddhistes, à la transformation, même si personnellement, je n’y crois pas. C’est une représentation apaisante et consolante qui masque la violence du décès.

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03/06/16

  09:34:00 pm, by   , 664 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography

On collage/Sur le collage

This collage is an ironic illustration of my work. It takes into account only one aspect, cutting out pictures, dismember them. It is indeed quite sadistic, at least in appearance. This is the first step of an assemblage. But in fact, it is precisely the assembly that makes the image, not its destruction. The viewer first sees the motley aspect, an effect that is visible in any badly or randomly arranged collage. It would of course be nice to hide the junctures in order to obtain a unified picture, a traditional image. So there are two extremes: the disjointed picture or the unified image. What to do to escape this dilemma? Personally, I work on the junction which wants to be it in a literal sense, which unifies while showing the radical otherness of each piece put together. Why this research? I think in my first collages I was looking for a feeling, a laugh at a joke, to make my own movies. Now I am confronted with the legacy of the art, especially in painting. Probably because this legacy seems museumified and that it doesn’t inspire any more. The other day in my garden, I said to myself that my wife knew from where she came from, what piece of land, she kept its smell engraved in her. Not me, probably because my hometown was partially erased during the war and we had to go to the countryside, to stay at a peasant’s home with our nanny, my parents with their friends in their property. My only place to me is my name, my origins, not even my mother tongue. I am, that's all, I am not FROM… Thus in art, my origin, that is my work. That's why I work so hard and with such fury. When I imagine that I had to put it in the background during my so-called active life! Now I am at work for almost 11 wonderful years and I was able to regain a foothold in my original garden: my desk.



 

Ce collage est une illustration ironique de mon travail. Il ne prend en compte qu'un aspect, le fait de découper des images, de les démembrer. C'est en effet assez sadique, du moins en apparence. Il s'agit de la 1e étape d'un montage. Mais en fait, c'est justement l'assemblage qui fait l'image, pas sa destruction. Le spectateur ne voit d'abord que l'aspect hétéroclite, un effet que suscite tout collage mal agencé. Il serait bien entendu tentant de masquer les jointures pour obtenir une image unifiée, un tableau traditionnel. Il y a donc deux extrêmes : l'image désarticulée ou l'image unifiée. Que faire pour échapper à ce dilemme? Personnellement, je travaille sur la jonction qui se veut telle au sens littéral du mot, elle unifie tout en montrant l’altérité radicale de chacun des morceaux joints. Pourquoi cette recherche? Je crois que dans mes premiers collages je recherchais une sensation, un rire devant un gag, bref à me faire mon propre cinéma. Maintenant, je me confronte à l’héritage de l’art, notamment à la peinture. Sans doute parce que cet héritage me semble muséifié et qu’il n’inspire plus. L’autre jour, dans mon jardin, je me disais que ma femme savait d’ où elle venait, de quel bout de terre, qu’elle en gardait l’odeur gravée en elle. Moi pas, sans doute parce que ma ville natale a été en partie rasée pendant la guerre et qu'on a dû aller à la campagne, nous loger chez un paysan avec notre nounou, les parents chez leurs amis dans leur propriété. Mon seul lieu à moi, c’est mon prénom, mes origines, même pas ma langue maternelle. Je suis, c’est tout, pas je suis DE... Ainsi, en art, mon origine, c’est l’œuvre. Voilà pourquoi j'y tiens tant et avec un tel acharnement. Dire que j'ai dû mettre cela au second plan durant ma vie soi-disant active. Maintenant je suis à pied d'œuvre depuis bientôt 11 belles années ou j'ai pu reprendre pied dans mon jardin des origines : ma table de travail.

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04/03/16

  07:22:00 pm, by   , 529 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography

Flesh & bones

What amuses me is to jump from one style to another. After a pop collage, here I am in surrealism, which does not happen often. No matter actually, as long as I can do my collisions. So what's happening? I think it’s about passage here. The body exhibits its bones, but it is not dead. Instead, it lives: it moves, it metamorphoses and even separates into several entities one of which flies away, the other remains there staring at me with its innocent look. I do not know if I managed to link the different elements as I saw them in my head, but there are also ruptures since the flesh seems to want to free itself of the bones to be able to float in space instead of forming a Siberian ossuary. That’s collage: the shock of disparate elements that make forget this fact by their interlinkage. The resulting confusion forces us to think the improbable assembly.

I would also say that behind the image there are others and others: here, the child covers a woman. It's like behind every work of art, there are others, the woman is painted by Goya, there are reminiscences of Dali without a specific citation, of course. And if I start to look, I also think of Max Ernst that I always liked.

And is it not a fusion between the child and its mother, a dream broken since a long time, but probably still operating? This mother that rests in the cemetery, while I still look for my fate in art.

 

Ce qui m’amuse, c’est de sauter d’un style à l’autre. Après avoir fait un collage pop, me voici dans le surréalisme, ce qui ne m’arrive pas souvent. Peu importe en fait, pourvu que je puisse faire mes télescopages. Alors que se passe-t-il ?  Je crois qu’il s’agit de passage ici. Le corps expose ses os, mais il n’est pas mort. Au contraire, il vit : il bouge, il se métamorphose et même se sépare en plusieurs entités dont l’une s’envole alors que l’autre reste là à me fixer de son regard candide. Je ne sais pas si j’ai réussi à lier les différents éléments comme je les voyais dans ma tête, mais ici, il s’agit aussi de ruptures  puisque la chair semble vouloir s’émanciper des os pour pouvoir flotter dans l’espace au lieu de former un ossuaire sibérien. C’est bien cela le collage : des chocs entre des éléments disparates qui font oublier ce fait par leur imbrication. Le trouble qui en résulte oblige à penser l’assemblage invraisemblable.

Je dirais également que derrière une image il y en a d’autres et d’autres encore : ici, l’enfant recouvre une femme. C’est comme derrière toute œuvre d’art, il y en a d’autres, la femme est peinte par Goya, il y a des réminiscences de Dali sans citation précise, bien sûr. Et si je me mets à chercher, je pense aussi à Max Ernst que j’ai toujours beaucoup aimé.

 

Et ne s’agit-il  pas aussi d’une fusion entre l’enfant et sa mère, un rêve cassé depuis longtemps, mais sans doute toujours opérant ? Cette mère qui repose au cimetière, alors que moi je cherche encore mon devenir dans l’art.

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03/01/16

  09:30:00 pm, by   , 609 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography

Brain and body

For some time now , it no longer obeys me immediately. Either it does not respond at all, or it will pause before reacting. Like the other day when I tried to jump over a concrete wall. I told it: "Lift your left leg, then the right" and ... nothing. It crashed against the concrete surface. But this act of insubordination shook it because it lost its blood in flows and the nasal bones were broken. Good! This will make it think twice.

At times it sends me signals that I cannot decipher:  a continuous low hissing sound, always at the same height. Could it only shut up! Or could it do what I ask it for. If it no longer obeyed me, if I was just in my head, I would lose mine, of course! Because imagine without it, what a disaster! I would stay entirely to its mercy. If it wanted to take me somewhere, I could not oppose or approve its choice. And if, horrible thought, it decided to go on strike - partial or total - I’d have to turn in circles in my mind. About a partial strike: my hands, faithful servants until recently, begin to tremble from time to time, and my eyes water  at every breeze, not to mention my hair which begins to draw white clover leaves on my head, a few millimeters from me! What an affront! Fortunately I am cut short by a hairdresser whose hands do not shake, phew!

It's not that I have not tried to watch it, the bugger, but it makes its own. And I am helpless, like a jealous without his beloved whose slightest absence he cannot bear.

What can I do? Nothing, I guess as it has the spirit of contradiction....... As I do!


Depuis quelque temps, il ne m’obéit plus au doigt et à l’œil. Soit il ne répond plus du tout, soit il marque une pause avant de réagir. Comme l’autre jour, quand j’ai voulu enjamber un muret en béton. Je lui ai dit: « Lève la jambe gauche, puis la droite » et … rien. Il s’est  écrasé le visage contre le béton. Mais cet acte d’insubordination l’a secoué, car il a perdu son sang à flots et ses  os propres du nez se sont  brisés. Tant mieux ! Cela le fera réfléchir.

Par moments, il m’envoie des signaux que je n’arrive pas à déchiffrer : un faible sifflement continu, toujours à la même hauteur. Qu’il se taise donc enfin ! Ou qu’il fasse ce que je lui demande. Car s’il ne s’exécutait plus, s’il n’en faisait plus qu’à sa tête, je perdrais la mienne, pardi ! Car m’imaginer sans lui, quel désastre ! Je resterais entièrement à sa merci. S’il voulait m’emmener quelque part, je ne pourrais pas m’y opposer, voire approuver son choix. Et si, pensée horrible, il se décidait à faire grève – partielle ou totale – il ne me resterait plus qu’à tourner en rond en esprit. A propos de grève partielle : voilà  que mes mains, servantes fidèles jusqu’il y a peu, se mettent à trembler de temps à autre, et mes yeux larmoient à chaque courant d’air, sans parler de mes cheveux qui se mettent à dessiner des feuilles de trèfle blanches sur ma tête, à quelques millimètres de moi ! Quel affront ! Heureusement  que je les fais couper court par une coiffeuse dont les mains ne tremblent pas, ouf !

Ce n’est pas que je n’ai pas tenté de le surveiller, le bougre, mais il fait des siennes. Et je suis désemparé, comme un jaloux sans son être aimé dont il ne supporte pas la moindre absence.

Que faire ? Rien sans doute puisqu’il a l’esprit de contradiction……. Comme moi d’ailleurs !

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31/07/15

  02:41:00 pm, by   , 192 words  
Categories: Art, Collage, Photography

Out of focus?

 

My latest experience as a photographer during a live performance has been very stimulation for me and my love for photography has grown much stronger than before. In a quite remote past, photography jumped in when I had a lack of inspiration in my art, it was the straw I grasped in my depressive state where I imagined that my inspiration had dried out. Photography was filling the gap, not fundamental per se.

Today inspiration or not is no question anymore, as my collage flow is consistent. But shooting in the streets, in a landscape or at events is even more stimulating than making a collage at times, because the sensations are concentrated in one instant and not diluted in time as in my collage making. And I love doing fast work!

So do I have to choose between those two activities? The answer is clearly no. Anyway, my recent collages have more to do with photography than before. They are photomontages and not so much “collages”, or at least somewhere in between. Here’s the compromise:

 

I’ll go on with both techniques and give them an equal importance in my everyday work. 

        

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Blog on art, centered on collage. It is meant as a sort of logbook of my creative work.

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