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The problem with Berni

26/01/18

  08:46:00 am, by   , 751 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography, psychology

The problem with Berni

My parents wanted to call me Berni, but this name was not accepted by the authorities. I was then imposed that other name: Bernd which appeared on my papers. But nobody in my entourage called me otherwise than Berni, except the teachers who preferred the other name. It was more Germanic (the final d is pronounced t), harder. They thought and they wrote it once: a berni was just a child, it was just a diminutive and you had to grow, harden, isn’it? And also, write with the right hand, the left hand is not intended for such use. So, I hated and still hate the name Bernd and I got rid of it during my Swiss naturalization. Failing to finally call me Berni as I would have liked, I was offered Bernard as a consolation. Go with Bernard, but it's not me, of course. Later, my friend had the same reflex as my teachers saying that Berni was childish and that I needed another name, Stéphane. Why not, but it still could not be me. Besides, at the Beaux-Arts, I was called Stephanus instead of Berni. After the break with C., I quickly recovered my first name, but alas, the German practice in 1941 to put the names of the godfathers in front of the usual name played me a trick: during the computerization of data, the Swiss authorities decided that I was officially called Werner from now on. Here is the situation: all my friends know me under Berni, my Swiss driving license, my family book etc. under Bernard, because established long before the digital revolution, and all the recent documents under Werner. In fact, I do not care, I know who I am and I'm happy to call me Berni, period. Thinking back to this administrative mess, I remembered that in my maternal Schwarzmann family, my grandfather was originally called Mordko, but after his naturalization, he became Max; my uncle had to go from Lev to Leo, only the girls could keep their original name. I'm just perpetuating the maternal family tradition that shows a certain adaptability, unlike the paternal family who knew only two male first names: Herrmann and Richard. I was nearly on it !

Open Face, colle 19-2018

 

 

 

Mes parents voulaient m’appeler Berni, mais ce prénom n’a pas été accepté par les autorités. On m’a alors imposé cet autre prénom : Bernd qui figura sur mes papiers.  Or personne dans mon entourage ne m’appelait autrement que Berni, mais les professeurs préféraient l’autre prénom. Il faisait plus germanique (le d final se prononce t), plus dur. Ils pensaient et ils l’ont écrit une fois qu’un berni n’était qu’un enfant, ce n’était qu’un diminutif et il fallait grandir, se durcir, n’est-ce pas ? Et aussi, écrire de la main droite, la main gauche n’étant pas destinée à un tel usage. Du coup, j’ai détesté et déteste encore le prénom Bernd et je m’en suis débarrassé lors de ma naturalisation suisse. A défaut de pouvoir enfin m’appeler Berni comme je l’aurais souhaité, on m’a proposé Bernard en guise de consolation. Va pour Bernard, mais ce n’est pas moi, évidemment. Plus tard, mon amie a eu le même réflexe que mes profs en disant que Berni faisait enfantin et qu’il me fallait un autre prénom, Stéphane. Pourquoi pas, mais ça ne pouvait toujours pas être moi. D’ailleurs, aux Beaux-Arts, on m’appelait bien Stephanus au lieu de Berni. Après la rupture avec C., j’ai vite fait de récupérer enfin mon prénom à moi, mais hélas, la pratique allemande en 1941 de mettre les noms des parrains devant le prénom usuel m’a joué un tour pendable : au cours de l’informatisation des données, les autorités helvétiques ont décidé que je m’appelais dorénavant officiellement Werner.  Voici la situation : tous mes intimes me connaissent sous Berni, mon permis de conduire suisse, mon livret de famille etc. sous Bernard, car établi longtemps avant la révolution numérique, et tous les documents récents sous Werner. En fait, je m’en fiche, je sais qui je suis et je suis content de m’appeler Berni, point barre. En repensant à cet imbroglio administratif, je me suis souvenu que dans ma famille maternelle Schwarzmann, mon grand-père s’appelait initialement Mordko, mais après sa naturalisation, il est devenu Max ; mon oncle, lui, a dû passer de Lev à Léo, seules les filles ont pu garder leur prénom. Je ne fais que perpétuer la tradition familiale maternelle qui fait montre d’une faculté d’adaptation certaine, contrairement à la famille paternelle qui ne connaissait que deux prénoms mâles : Herrmann et Richard. Je l’ai échappé belle !

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