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09.07.11

  03:42:00 pm, by   , 280 words  
Categories: Art, Collage

Pirates of the Caribic, the making of

This collage starts very spontaneously from this reproduction.

I create a counter movement with the man with the megaphone, at the same time modernizing the image, with the connotation "demo".

I stick the U.S. flag. After a few minutes, I think it is out of place here, it takes too much importance and is unrelated.

I stick a pirate’s head - the lower half is now OK, but the other not. It is too much "background", unrelated to the movement of the first plan.

As usual, I decide a radical intervention. I tear a page showing a pirate’s treasure and without a second thought, position it on the top. This time there we are: gold invades the image, hangs over the characters and merges with them. The U.S. flag is very small, but visible, allowing a link with gold, pillage and Hollywood movies.

Ce collage part très spontanément de cette reproduction.

Je crée aussitôt un contre-mouvement avec l’homme au mégaphone, modernisant du même coup l’image, avec la connotation « manif ».

Je colle ce drapeau US. Après quelques minutes, j’estime qu’il n’est pas à sa place ici, il prend trop d’importance.

Je colle une tête de pirate – la moitié inférieure est maintenant OK, mais l’autre pas du tout. Elle est trop « décor », sans relation avec l’agitation du 1er plan.
Comme d’habitude, je décide de faire un geste radical. Je déchire une page montrant un trésor de pirates et, sans trop y réfléchir, le positionne en haut. Cette fois, ça y est : l’or envahit l’image, pèse sur les personnages et se confond avec eux. Le drapeau US est très réduit, mais encore visible, permettant un lien avec l’or, la rapine et les films hollywoodiens.

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03.07.11

  05:42:00 pm, by   , 583 words  
Categories: Art, Collage

BIRTH

The birth of this collage is typical for the way it happens with me. At first, I quickly put pieces of paper on a background and had left it as well, but in order to “fix” this arrangement which was at risk to be disturbed by the wind coming through my window, I decided to make a photo.



Looking at this very volatile "state", I remember thinking it was an interesting abstract composition, a very dynamic one. It was this morning.
Coming back, I have redesigned the collage, without thinking at all what I pictured before. And it's hard to imagine a link between these two images. However, the collage was largely done with the same elements. And the theme has emerged at the very end, when the top was in place. Cord "lying" on my table, I grabbed it like that just to see and everything fell into place for me. I could make the collage more realistic, but I thought it was a mere fantasy and therefore not a precise anatomical reality.

Is this linked to a conversation with my wife who told me that an easy birth gives later optimism and that, on the other hand, a long, complicated birth tended to give less confidence in life. I myself was born so fast that the doctor did not have time to arrive on time. My base optimism is combined yet with a fundamental pessimism about human beings, which is due to the historical circumstances in which I was born. Is there a relationship to this collage? I would say it has touched something in me that told me something through this collage. But what? Ah, if I knew, I would tell you willingly.

La naissance de ce collage est typique pour la manière dont cela se passe chez moi. Au début, j’avais rapidement posé des bouts de papier sur un fond quelconque et je l’avais laissé ainsi, mais pour que cet arrangement ne soit pas perturbé par le vent qui entre par ma fenêtre, j’avais décidé d’en faire une photo. A regarder cet « état » très volatile, je me rappelle m’être dit qu’il s’agissait d’une composition abstraite intéressante, car très dynamique. C’était ce matin.
En revenant, j’ai encore remanié le collage, sans penser du tout à ce que j’avais photographié. Et il est difficile d’imaginer un lien entre ces deux images. Pourtant, le collage a été largement fait avec les mêmes éléments. Et le thème est apparu tout à la fin, lorsque le maillot a été en place. Le cordon « traînait » sur ma table, je l’ai saisi comme ça pour voir et tout s’est mis en place pour moi. J’aurais pu rendre ce collage plus proche de la réalité, mais j’ai pensé qu’il s’agissait d’un fantasme et donc de quelque chose n’ayant pas une réalité anatomique précise.
Est-ce suite à une conversation avec ma femme qui m’a dit qu’une naissance facile donnait de l’optimisme et qu’à l’inverse une naissance longue, compliqué tendait à donner moins confiance dans la vie. Moi-même je suis né si vite que le docteur n’a pas eu le temps d’arriver à temps. Mon optimisme de base se combine pourtant avec un pessimisme fondamental sur l’être humain, qui lui est dû aux circonstances historiques dans lesquelles je suis né. Est-ce le lien avec ce collage ? Je dirais que cela a touché quelque chose en moi qui m’a répondu en quelque sorte à travers ce collage. Mais quoi ? Ah, si je le savais, je vous le dirais bien volontiers.

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27.06.11

  05:37:00 pm, by   , 690 words  
Categories: Art, Collage

TWO LANDSCAPES

Parlons de paysage aujourd’hui. J’en ai fait deux lors de mon dernier week-end bourguignon. Le premier est le plus « illustratif » - il ne fait que changer l’environnement – un fond marin – et le rapport du bûcheron et de l’arbre rapport à son environnement. C’est simple, mais assez efficace, il me semble, pour créer une ambiance apocalyptique, comme si c’était le dernier arbre à succomber à l’homme. C’est en pensant aux grandes forêts primitives que je l’ai créé. Ceci dit, je ne suis pas si pessimiste que cela, voyant comment la végétation pousse sur notre terrain et le temps que je mets à la tailler, la repousser, à l’extirper, je me dis que c’est elle qui aura le dernier mot.

Un autre paysage, est venu deux jours plus tard. J’avais laissé des bouts comme ça sur la table et puis j’ai eu envie d’y travailler un peu, sans idée préconçue. Les morceaux se sont collés les uns aux autres, je n’ai pas eu envie d’y mettre un horizon, voire un bout de ciel et de ce fait on peut la voir du côté qu’on veut. Ce que j’ai cherché à exprimer, c’est un peu comme les peintres de paysage suisses du XIXe s., un paysage très tourmenté et romantique. En le faisant, j’ai retrouvé les sentiments que j’avais il y a 15 ans lorsque je faisais couler la laque sur mes toiles et où naissaient des paysages fantastiques et tourmentés. Cela m’a rempli de joie, car j’ai cessé de faire de telles peintures assez brusquement pour me retrouver dans le collage. Ici donc point de « programme », mais un lien très fort avec la période qui fut si féconde.
Parlant avec mon ami JS de mon flot créatif pendant une partie de golf, je lui ai dit que cela ne me laissait peut-être pas le temps d’y réfléchir afin d’ordonner cette production. J’ai ajouté que je préférais finalement faire du collage. Et je sens bien que c’est grâce à ce travail incessant que je multiplie mes chances d’y découvrir ce qui me meut et m’émeut, même avec des bouts de paysage en un certain ordre assemblés.

Let's talk about landscape today. I made two on my last weekend in Burgundy. The first is "illustrative" - it merely changes the environment - a seabed - and the report of the lumberjack and the tree from its environment. It's simple, but effective enough, I think, to create an apocalyptic atmosphere, as if it were the last tree to succumb to man. It was in thinking about the great primeval forest that I created it. That said, I am not as pessimistic as that, seeing how vegetation grows on our land and the time that I put in cutting, pushing back, pulling out, I tell myself that it is she who has the last word.
Another landscape came two days later. I left pieces of paper like that on the table and finally I wanted to work at it a little, without preconceived ideas. The pieces came together, I did not want to put a horizon or a piece of sky and therefore it can be seen on the side you want. What I sought to express, is like the Swiss landscape painters of the nineteenth century, a tormented and very romantic landscape. In doing so, I found the feelings I had 15 years ago when I was pouring the paint on my canvas where fantastic and tormented landscapes appeared. I was filled with joy because I stopped making such paintings rather suddenly in order to find myself in the collage. Here, then, no "program", but a strong bond with the period which was so fruitful.
Speaking with my friend JS of my creative flow on the golf course, I told him that the steady flow of works left me maybe without the time to think about the works in order to canalize it. I added that after all I preferred making collages. And I feel that it is through this ongoing work that I multiply my chances of finding out what gets me moving and what touches me, even when it’s done with bits of scenery in a certain order assembled.

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22.06.11

  06:44:00 pm, by   , 380 words  
Categories: Art, Collage

DRILLING HOLES - FAIRE DES TROUS

C’est un collage sadique, bien dans le style des dadaïstes, je pense surtout à Une semaine de Bontée Max Ernst. Mais au lieu de détourner des illustrations anciennes, relatives à des crimes, j’ai voulu illustrer le point de vue du patient, à la manière dont les enfants voient les choses. Par ailleurs, l’image porte le « souvenir » de ma propre opération, avec 6 perforations dans le ventre, mais faite par un robot manipulé par un chirurgien. Afin de renforcer l’effet sadique, l’homme « perfore » la femme dans mon collage, ce qui renvoie un peu à Max Ernst et surtout au Grand Guignol, bien sûr.
De toute façon, comme je l’ai déjà dit, le collage est à la fois sadique : découpe, arrachement, lacération et bienfaisant : collage, juxtaposition, établissement de nouvelles figures. Au-delà du sujet de cette image, on voit bien ce processus à l’œuvre. Et il y a l’ironie du collage chez moi : il affirme quelque chose tout en le niant, car c’est du « bricolage » dont le procédé reste bien visible contrairement au photomontage qui maquille les jointures. L’art contemporain manie souvent l’ironie, mais en parodiant l’art qui le précède – ce n’est pas mon but. Ce qui m’importe, c’est l’expérimentation, c’est tout.

It is a sadistic collage, much in the style of the Dadaists, I think, especially in Une Semaine de Bonté by Max Ernst. But instead of diverting old illustrations, relating to crimes, I wanted to illustrate the point of view of the patient, the way children see things. Moreover, the image is the "remembrance" of my own operation, with 6 holes in the belly,but made by a robot operated by a surgeon.
To enhance the effect, a sadistic man "pierces" the woman in my collage, which returns a little to Max Ernst and especially to the Grand Guignol, of course.
Anyway, as I said before, collage is both sadistic: cutting, tearing, lacerating and
beneficial: collage, juxtaposition, establishment of new figures.
Beyond the subject of this picture, we see this process at work. And there’s the irony of my collage: it says something while denying it, because it's "tinkering" with the process remaining visible unlike the photomontage that softens joints.
Contemporary art often handles irony, but parodying the art that precedes it - this is not my goal. What matters me is experimentation, that's all.

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21.06.11

  06:58:00 pm, by   , 345 words  
Categories: Art, Collage

Rafistolages - Patching

Cette image me trouble. Non seulement par son sujet, mais d’abord par sa forme. Elle me semble très rafistolée. Il est vrai que j’avais un peu malmené le magazine d’où provient la base de cette image. Bref, est balafrée, avec un zigzag comme celui de Zorro. Et les parties de visage ne semblent pas bien tenir à leur place, à vouloir glisser, se détacher.
Quant au contenu, je pense aux affres des devoirs, leçons et examens pour un dyslexique. Ici c’est comme si les informations heurtaient la personne physiquement ou la tourmentaient.
J’ai assisté à cela il y a quelques années et j’ai été bouleversé. Moi-même, quand on m’a forcé à écrire avec la main droite, j’ai eu quelque peine à garder les lettres propres (on écrivait à la plume) et de ne pas éclabousser le papier. Ce collage me démontre une sorte de compromis réussi : son rafistolage s’accorde avec son sujet en dramatisant l’image. C’est la première fois que cela se produit pour moi, de manière fortuite, comme d’habitude.

This picture disturbs me. Not only for its subject, but primarily by its form. It seems much patched. It is true that I was a little rude with the magazine from which comes the basis of this image. In short, it is scarred, with a zigzag like Zorro. And the parties of the face do not hold their place either; they want to slip, to detach themselves.
As for the content, I think of the horrors of homework, lessons and exams for a dyslexic. Here it is as if the information hurts the person or torments him or her.
I attended this a few years ago and I was upset. Myself, when I was forced to write with my right hand, I had some difficulty in keeping clean the letters (we wrote with a pen) and not splash the white paper. This collage shows me a kind of successful compromise: his tinkering is consistent with the subject by dramatizing the image. For the first time this has happened to me, by pure chance, as usual.

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15.06.11

  06:21:00 pm, by   , 377 words  
Categories: Art, Collage

BASEL/ART AND MY LITTLENESS ILLUSTRATED

COMMEDIA DELL’ARTE
Ces jours, Art/Basel vient d’ouvrir ses portes. Pour fêter dignement cet évènement d’importance planétaire, j’ai conçu un petit collage intitulé : Commedia dell’arte. Je suis désolé de faire des collages futiles de taille tellement modeste, de ne pas porter un nom célèbre et surtout, de ne pas avoir été au « preview », comprenez un gigantesque cocktail avec 2500 artistes présents. J’aurais pourtant su faire l’artiste, au moins aussi bien qu’un autre ou même mieux peut-être. J’aurais discouru sur la profondeur de mon inspiration, mes nombreux admirateurs célèbres, mes projets pharaoniques etc. Mais voilà, au lieu de cela, je suis petitement assis à mon ordinateur, dans les 5m2 qui me tiennent de bureau et d’atelier, l’odeur d’une tarte aux groseilles qui cuit dans le four dans les narines.
Mon collage montre bien ma petitesse devant les géants de l’art contemporain. Béat d’admiration, je renverse la tête devant tant de fougue et de grâce, mon petit piédestal do-it-yourself n’est qu’un support bricolé pour rêver d’une miette de l’aura de ces 2500 artistes. Simple mortel, je n’ai pas accès à cet Olympe, seuls les demi-dieux ont le droit d’y pénétrer. Tragique destin !

These days, Art / Basel has just opened its doors. To celebrate this event of global importance, I ‘ve made a small collage titled Commedia dell'arte. I'm sorry to make futile collages so modest in size, not to wear a famous name and most importantly, not having been at the "preview", which is a giant cocktail with 2500 artists present. But I would have known to behave like an artist, at least as well as another or even better maybe. I ‘d have spoken on the depth of my inspiration, my many famous admirers, my gigantic projects etc.. But here, instead, I am sitting at my
computer, in the 15squf. Serving as office and workshop, the smell of a gooseberry pie that bakes in the oven in the nostrils.
My collage shows my littleness before the giants of contemporary art. Enraptured with admiration, I reverse the head before such passion and grace, my little pedestal do-it-yourself is just cobbled together to support my dream of a crumb of the glory of these 2500 artists . Mere mortal, I do not have access to this Olympus, only
demigods have the right to penetrate. Tragic destiny!

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09.06.11

  07:13:00 pm, by   , 449 words  
Categories: Art, Collage

THE TRIAL

Cette semaine, je n’ai pas grand-chose à dire sauf qu’en voyant les images de la salle de tribunal de NY, j’ai pensé au Procès de Kafka, à une machine à broyer l’accusé.
Tout d’abord, j’ai montré la danse d’un salaud ricanant sur les seins d’une femme de chambre, un comportement qui parcourt les siècles et les pays et que j’abhorre. Mais enfin, que celui qui n’a jamais pêché… comme le dit si bien Jésus.

Si je m’identifie aussià l’accusé, c’est que le passé familial pèse lourdement : les lois dites de Nuremberg furent bien des lois scélérates, mais des lois quand-même. Devenir accusé est donc toujours possible, même si on est innocent. L’autre raison est que j’ai moi-même passé une heure dans une salle d’interrogatoire de police – innocent bien sûr – et dont la nudité absolue m’a impressionnée. Et enfin, c’est ma lecture de Kafka. Dans mon collage on voit l’accusé mis au pilori (les pieds) et son isolement.

Ce n’est donc qu’un « sauveur » invisible qui peut libérer l’accusé et c’est ce que j’ai voulu montrer.
A notre époque hystérique où l’on peut lâcher une meute de femmes hurlantes sur le présumé innocent, où les touristes français se prennent pour des grands reporters en prenant des clichés au vol de l’accusé où le fait de violenter une femme de chambre est puni davantage que les crimes contre l’humanité, je reste perplexe.

This week, I do not have much to say except that seeing images of the courtroom in NY,I thought of Kafka's Trial, a machine to crush the accused.
First, I showed a dancing bastard grinning on the breasts of a maid, a behavior that runs through the centuries and countries, and that I abhor. But finally, that he who is without sin ... as Jesus said.
If I identify with the accused it is that the family past weighs heavily: the so-called Nuremberg Laws were villainous laws, but laws anyway. Become accused is always possible even if one is innocent. The other reason is that I myself spent an hour in a police interrogation room - innocent of course - and what impressed me was the absolute nudity of the room, even not a glass of water. And finally, it's my reading of Kafka. My collage shows the accused pilloried (feet) and his isolation.
Only an invisible "savior" may discharge the accused and that's what I wanted to show.
In our era of hysteria where you can drop a mob of screaming women on the presumed innocent, where French tourists believe that they are international reporters taking pictures on the flight of the accused, where the act of assaulting a maid is punished more severely than the crimes against humanity, I remain perplexed.

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31.05.11

  10:36:00 am, by   , 506 words  
Categories: Art, Collage

The return of monsters and dreams

After giving leave to my faces and being concentrated on the landscape, once I found my dear studio in Burgundy again, faces have returned, more monstrous and savage than ever. Certainly, the landscape gives me a rest, but only for a break. This is not disturbing to me, it only proves that I/it still have/has things to express through these figures. At the same time, I feel certain lightness in these pictures from a weekend, about the farcical aspect of the tragic - comedy of life.
What is amusing to note is that my studio in Burgundy multiplies my creativity: I'm fine since the room is better insulated from the heat; I listen to classical music relatively realistic level while working and I have a large table to work on several collages at once. After each weekend over there, I return with a dozen collages. That may be because our holidays there are now limited and my creativity adapts to the short stay.
How come the monsters returned? Just at the bend of a few illustrations devoted to Easter Island. One thing leading to another, the images are chained, the most explicit is one that diverts a Magritte painting. I could not help but think of Swift and ... Avatar, but especially remember my beloved painting of Henri Rousseau: The Sleeping Gypsy that I cherish from my childhood, because it symbolizes for me the dream and escape into serenity.

Le retour des monstres et des songes
Après avoir donné congé à mes visages et m`être concentré sur le paysage, une fois que j’ai retrouvé mon cher atelier, les visages sont revenus, plus monstrueux et sauvages que jamais. Décidément, le paysage m’offre une aire de repos, mais pour une pause seulement. Cela n’a rien de dérangeant pour moi, cela prouve seulement que j’ai (ou ça a) encore des choses à exprimer à travers ces figures. En même temps, je ressens une certaine légèreté dans ces images d’un week-end, comme si c’était du grand guignol dans la tragi – comédie de la vie.
Ce qui est amusant à noter, c’est que mon atelier de Bourgogne décuple ma créativité : j’y suis très bien depuis que la pièce est mieux isolée de la chaleur, j’y écoute de la musique classique en travaillant, à un niveau relativement réaliste et je dispose d’une grande table pour pouvoir travailler à plusieurs collages à la fois. Après chaque week-end passé là-bas, j’en reviens avec une dizaine de collages. C’est peut-être aussi parce que nos séjours là-bas sont dorénavant limités, ma créativité s’adapte à la brièveté du séjour.
Comment les monstres sont-ils revenus ? Tout simplement au détour de quelques illustrations consacrées à l’île de Pâques. Et de fil en aiguilles, les images se sont enchaînées, la plus explicite étant celle-ci qui détourne un tableau de Magritte. Je n’ai pu m’empêcher de penser à Swift et à … Avatar, mais surtout à mon tableau tant aimé du douanier Rousseau : La Bohémienne endormie que je chéris depuis mon enfance, car il symbolise pour moi le rêve et l’évasion dans la sérénité.

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26.05.11

  06:07:00 pm, by   , 437 words  
Categories: Art, Collage

LEAVING MY FACES

I do not know how but I know where and when I started gluing a landscape. It was the last weekend. As I've written before, it threw me back 10 years, to my series of "drips" transformed into gardens or landscapes with the addition of pieces of pasted paper. At the end of this series, I felt that the loop was completed and that I had to do something else. What I did. And now I find myself in the landscape again, as at the time. Till now I thought that the possibilities of landscape were more limited than the work on the human figure. Now what I find there is that I can play with the landscape, provided I free myself enough of physical laws, something that I could not quite imagine 10 years ago. This does not mean that I start making surrealism –the latter remains a simple ingredient, nothing more. So what does that to me getting back into the landscape? A pleasure to handle bits of images. I only have to go to the bottom of my pile of magazines to find Geo or National Geographic, but that is a detail. So for some collages to come, I'll continue to move through the landscape, giving my faces a little vacation.

Je ne sais comment, mais je sais où et quand j’ai commencé un paysage collé. C’était le week-end dernier. Comme je l’ai déjà écrit, cela m’a projeté 10 ans en arrière, vers ma série de « coulures » transformées en jardins ou en paysages grâce à l’ajout de morceaux de papier collé. A la fin de cette série, j’ai eu l’impression que la boucle était bouclé et que je devais faire autre chose. Ce que j’ai fait. Et maintenant, je me retrouve dans le paysage, comme à l’époque. Alors que pensais que les possibilités de faire des paysages collés étaient plus limitées que le travail sur la figure humaine. Or ce que je découvre là, c’est que peux jouer avec le paysage, à condition de m’affranchir suffisamment des lois physiques, ce que je n’arrivais pas très bien à faire il y a 10 ans. Cela ne signifie pas que je mets à faire du surréalisme – cela reste un simple ingrédient, rien de plus. Alors, qu’est-ce que cela me fait de me replonger dans le paysage ? Un grand plaisir à manipuler les bouts d’images. Il faut seulement que j’aille au fond de mes tas de revues, pour retrouver des Geo ou des National Geographic, mais ce n’est qu’un détail. Donc, pour quelques collages encore, je vais continuer à cheminer dans le paysage, donnant à mes « visages » un peu de vacances.

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23.05.11

  11:04:00 am, by   , 395 words  
Categories: Art, Collage

AN OASIS

When I'm alone in my studio at 200 km from here, in a relatively isolated house, collages flow like out of a mysterious source, but always ready to quench my thirst. The crazier is that this heightened creativity does not exhaust me, does not put me in a very nervous state, as formerly. I'm quiet. Maybe it's because I put no barrier to this flow, do not judge what comes. Thus, the landscape has reappeared. I immediately thought of my series of gardens of the 2000s, the magic it creates. It is an oasis of peace away from all these tormented figures that haunt my collages even if the picture seems to vacillate. I am capable of such images for sure even if the i nature of collage strives for tearing, breaks and mutilation. Somewhere in me, there are also deep waters populated by monsters over unfathomable depths. And they come to the surface, providing a staggering spectacle.
The image of Medusa, which is terrifying, a power of the image I jealous. But sometimes you have to release your grip, letting the image grow quietly and, after a rest, go out on an adventure in search of monsters.

Quand je suis seul dans mon atelier à 200 km d’ici, dans une maison relativement isolée, les collages coulent comme d’une source mystérieuse, mais toujours prête à m’abreuver. Le plus fou, c’est que cette créativité exacerbée ne me fatigue point, ne me met pas dans une fébrilité extrême, comme jadis. Je suis tranquille. Peut-être est-ce parce que je ne mets pas d’obstacle à ce flot, ne juge pas ce qui vient. Ainsi, le paysage est réapparu. J’ai immédiatement pensé à mes séries de jardins des années 2000, à la magie qui s’en dégageait. C’est une oasis de paix, loin de toutes ces figures tourmentées qui hantent mes collages, même si l'image semble vaciller un peu. Je suis capable de telles images aussi, c’est vrai, même si le collage de par sa nature appelle des déchirements, des cassures, des mutilations. Quelque part en moi, il y a aussi des eaux profondes peuplées de monstres difformes au-dessus d’abîmes insondables. Et cela remonte à la surface, offrant un spectacle sidérant.
L’image de la Méduse qui pétrifie, un pouvoir de l’image que je jalouse. Mais quelquefois, il faut relâcher son emprise, laisser l’image s’épanouir tranquillement, puis repartir à l’aventure, à la recherche des monstres.

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Blog on art, centered on collage. It is meant as a sort of logbook of my creative work.

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