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05/07/19

  06:42:00 am, by   , 324 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography, psychology

Jardin

L’ajustement reste ma préoccupation majeure dans le collage. C’est le véritable moteur de l’image par l’effet de surprise qui se crée quand deux morceaux du puzzle s’ajustent parfaitement pour créer un nouvel ensemble. J’ai parlé de greffes, de sutures, mais ces mots me parlent moins aujourd’hui. Le mot qui me vient à l’esprit aujourd’hui est « fluidité ». Les bouts d’images s’assemblent pour former un tout harmonieux et les traces de l’assemblage que sont perçues point comme des obstacles. Évidemment, les images tendent donc vers une harmonisation à dominante sombre (Caravaggio, Rembrandt, Goya) ou claire (Watteau, les Impressionnistes), mais je n’ai pas l’impression d’y perdre en expressivité. Dans mes paysages, je pense à la manière dont R. Walser décrit ses pérégrinations (Reisebericht), où tout est en mouvement grâce à sa pensée attentive à tout. Dans un récent collage, j’ai fait le bilan de mes années « jardin » en évoquant le jardin Majorelle de Marrakech qui m’avait littéralement ouvert les yeux sur la splendeur des couleurs. J’avais, de manière répétée, essayé d’évoquer ce souvenir en mélangeant peinture et collage. Mais c’est cette fois-ci que j’ai le sentiment d’avoir pu « coller » à mon souvenir et mes sensations d’alors. En revoyant mes tentatives des années 1999-2000, j’ai pu constater combien je n’avais pas réussi à faire régner la fluidité partout dans le tableau et que, de ce fait, celui-ci tombait littéralement en pièces. Une autre préoccupation, beaucoup plus facile à réaliser, c’est la variété des sujets de mes collages. Bien sûr, certains sujets sont récurrents, mais je me permets des excursions du côté des surréalistes, expressionnistes, cubistes, baroqueux etc. selon la photo qui est mon point de départ. Alors que je recherche avant tout des doubles pages, je m’amuse ces temps à faire des doubles pages à partir de deux pages différentes, mais qui peuvent s’harmoniser quand même car ne faut-il point toujours rechercher de nouveaux défis au lieu de se borner d’encaisser la rente de ses anciennes trouvailles ?

Collage 206-19

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18/06/19

  12:09:00, par   , 298 mots  
Catégories: Art, Collage, Painting, Photography, psychology

Enfer et paradis

Tout se mélange : le teddy de mon enfance avec mon clown en fer blanc qui tambourine sur le quai de la gare de Bâle, la découverte de la Suisse. Mon ours en peluche faisait du bruit quand on lui pressait le ventre et ne m’a pas quitté jusqu’à ce que je grandisse et lui ouvre le ventre pour voir d’où venait le bruit. Il avait d’ailleurs souffert d’un début d’incendie dans ma chambre tout en haut dans la maison du paysan chez qui on nous avait logés, nous, les enfants. Le clown m’a accompagné de ma ville natale jusqu’en Suisse. J’avais 6 ans. Devant passer tout seul la douane, je me suis retrouvé sur le quai parmi les voyageurs dont les bagages étaient fouillés sur place. Un douanier ouvre ma valise et en sort ce clown tambourineur qui se tient sur le quai, minuscule, un peu ridicule et perdu dans la foule, comme moi. Heureusement qu’on m’attend à la sortie ! Et à partir de là, c’est le pays de cocagne que je découvre. C’est l’été, il fait beau, la propriété descend jusqu’au lac Léman, l’eau chaude coule des robinets, il y a du bon lait, du chocolat, des visages amicaux. Après 6 mois d’enfer en Bavière et la maltraitance subie par les diaconesses hollandaises, voici le paradis ! Du coup, mes parents ne me manquent pas et surtout pas ma ville natale avec ses ruines, les tuberculeux qui crachent le sang, les coupures de courant et l’horrible école grise avec ses enfants persécuteurs. Maudite ville si cruelle avec sa minorité non aryenne, se réjouissant de son malheur et se dépêchant d’oublier ses crimes une fois le désastre consommé. Quelle joie de te quitter, d’y retourner le moins possible, d’aller vivre dans le pays merveilleux qui a illuminé mon enfance !

Collage 201-19

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  12:08:00, par   , 298 mots  
Catégories: Art, Collage, Painting, Photography, psychology

Enfer et paradis

Tout se mélange : le teddy de mon enfance avec mon clown en fer blanc qui tambourine sur le quai de la gare de Bâle, la découverte de la Suisse. Mon ours en peluche faisait du bruit quand on lui pressait le ventre et ne m’a pas quitté jusqu’à ce que je grandisse et lui ouvre le ventre pour voir d’où venait le bruit. Il avait d’ailleurs souffert d’un début d’incendie dans ma chambre tout en haut dans la maison du paysan chez qui on nous avait logés, nous, les enfants. Le clown m’a accompagné de ma ville natale jusqu’en Suisse. J’avais 6 ans. Devant passer tout seul la douane, je me suis retrouvé sur le quai parmi les voyageurs dont les bagages étaient fouillés sur place. Un douanier ouvre ma valise et en sort ce clown tambourineur qui se tient sur le quai, minuscule, un peu ridicule et perdu dans la foule, comme moi. Heureusement qu’on m’attend à la sortie ! Et à partir de là, c’est le pays de cocagne que je découvre. C’est l’été, il fait beau, la propriété descend jusqu’au lac Léman, l’eau chaude coule des robinets, il y a du bon lait, du chocolat, des visages amicaux. Après 6 mois d’enfer en Bavière et la maltraitance subie par les diaconesses hollandaises, voici le paradis ! Du coup, mes parents ne me manquent pas et surtout pas ma ville natale avec ses ruines, les tuberculeux qui crachent le sang, les coupures de courant et l’horrible école grise avec ses enfants persécuteurs. Maudite ville si cruelle avec sa minorité non aryenne, se réjouissant de son malheur et se dépêchant d’oublier ses crimes une fois le désastre consommé. Quelle joie de te quitter, d’y retourner le moins possible, d’aller vivre dans le pays merveilleux qui a illuminé mon enfance !

Collage 201-19

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  12:01:00, par   , 298 mots  
Catégories: Art, Collage, Painting, Photography, psychology

Enfer et paradis

Tout se mélange : le teddy de mon enfance avec mon clown en fer blanc qui tambourine sur le quai de la gare de Bâle, la découverte de la Suisse. Mon ours en peluche faisait du bruit quand on lui pressait le ventre et ne m’a pas quitté jusqu’à ce que je grandisse et lui ouvre le ventre pour voir d’où venait le bruit. Il avait d’ailleurs souffert d’un début d’incendie dans ma chambre tout en haut dans la maison du paysan chez qui on nous avait logés, nous, les enfants. Le clown m’a accompagné de ma ville natale jusqu’en Suisse. J’avais 6 ans. Devant passer tout seul la douane, je me suis retrouvé sur le quai parmi les voyageurs dont les bagages étaient fouillés sur place. Un douanier ouvre ma valise et en sort ce clown tambourineur qui se tient sur le quai, minuscule, un peu ridicule et perdu dans la foule, comme moi. Heureusement qu’on m’attend à la sortie ! Et à partir de là, c’est le pays de cocagne que je découvre. C’est l’été, il fait beau, la propriété descend jusqu’au lac Léman, l’eau chaude coule des robinets, il y a du bon lait, du chocolat, des visages amicaux. Après 6 mois d’enfer en Bavière et la maltraitance subie par les diaconesses hollandaises, voici le paradis ! Du coup, mes parents ne me manquent pas et surtout pas ma ville natale avec ses ruines, les tuberculeux qui crachent le sang, les coupures de courant et l’horrible école grise avec ses enfants persécuteurs. Maudite ville si cruelle avec sa minorité non aryenne, se réjouissant de son malheur et se dépêchant d’oublier ses crimes une fois le désastre consommé. Quelle joie de te quitter, d’y retourner le moins possible, d’aller vivre dans le pays merveilleux qui a illuminé mon enfance !

Collage 201-19

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22/05/19

  10:49:00 am, by   , 293 words  
Categories: GIF

Lake of Silence

Cela fait plus d’une année que je fais des recherches sur la déportation de ma grand-mère Dunia à Riga, le 15.12.1941 de Hanovre. J’ai lu des récits de survivants, consulté les sources disponibles, mais je me heurte à l’absence d’informations à partir de son arrivée le 18.12.1941 à Riga. On sait qu’elle est morte là-bas, sans doute à son arrivée ou un peu plus tard. Les personnes inaptes au travail étaient exécutées tout de suite dans l’une des forêts près de Riga d’où l’inspiration de mon collage. On m’avait dit, il y a longtemps, qu’elle avait été battue à mort par un mob de Lettons, mais ce n’est pas sûr. Peut-être il reste-t-il des traces là-bas. Longtemps je me suis juré de ne jamais mettre le pied en Lettonie, mais j’ai changé d’avis et commandé les billets d’avion pour septembre. Je me propose de visiter le Ghetto et la forêt de Bikernecki où se trouve un mémorial.

Pourquoi cette quête ?  Parce que mes parents étaient très discrets par rapport à cette période et que je n’ai pas tenté d’en savoir davantage. La peinture occupait mon esprit et je ne pensais qu’à partir de chez moi pour aller dans une école d’art. C’est maintenant que l’absence d’une histoire précise de mes parents et grands-parents me dérange. J’ai pu éclaircir certains faits, mais les témoins directs n’existent malheureusement plus.

Lake of Silence collage 169-19

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Dans mon collage, il y a d’un côté les bourreaux, le Führer dans son Nid d’Aigle entouré de ses aides et de l’autre côté une eau mémorielle muette dans la forêt où se trouve l’un des camions ayant servi au transport des victimes. L’endroit est hanté par les spectres du passé, et l’eau limpide ne fait que refléter un ciel impassible qui a vu commettre l’impensable.

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10/03/19

  10:00:00, par   , 420 mots  
Catégories: GIF

Visite d'une expo

Vernissage à l’usine K. Quelques personnes – bien plus jeunes que moi – connues, M. comme d’habitude, fébrile avant son introduction à l’expo. Après un rapide tour, je discute, pose des questions, émets quelques avis. Je discute de la superposition avec un jeune artiste. Il comprend et regarde mes photos. Puis, c’est le discours, je fais une blague, quelques rires, mais j’ai l’impression d’être un clown devant un public. Evocation du dégel, thème de l’expo, je fais des photos. M. évoque le stalinisme, moi je pense à l’Algérie, suis tenté de faire une remarque, me retiens et essaie de changer de place derrière le demi-cercle des gens. Heureux d’avoir contourné la foule, j’entends à ma gauche un horrible bruit retentissant : la grosse bouteille de Coca ratatinée en carton (ouf !) a été balayée de son socle par mon mouvement !  Je me baisse, je la ramasse, l’inspecte – rien !

Je la remets sur son socle, l’ajuste, car elle est hautement instable et décide qu’il est temps pour moi de quitter ce lieu, je risque de commettre d’autres forfaits. Et les œuvres me paraissent faibles, sans vie et sans idée et, surtout, sans esprit. Tel tableau figurant le dégel se borne à ne montrer que de pauvres restes de neige sur fond blanc, alors qu’une bassine posée en dessous aurait peut-être apporté un peu d’humour ; quelqu’un d’autre s’est borné(e) à peindre une grande fleur – éclosion de renouvellement après le règne de la glace dixit M. – mais je n’y vois que la fleur, pas le processus hélas. Et ainsi de suite. Lors d’un mouvement de foule vers la droite qui suivait M., je me suis éclipsé, après m’avoir platement excusé auprès de l’initiatrice et exposante qui m’a rassuré en me disant qu’heureusement l’artiste auteur de la maudite bouteille n’était pas présent.  Je me suis retrouvé dehors dans la nuit et, en marchant, je me suis émerveillé de ce que je voyais, prenant une photo par ci, par là. Gravissant rapidement la côte de St. Jean sans m’essouffler, j’arrive bientôt chez moi.

La nuit, je repense à tout cela et me dis que l’art est bien exsangue ces jours et que ma propre place est dans la vie, comme dans cette rencontre avec un Marocain sur les bords du Rhône qui me hèle et me demande, avec des gestes désordonnés dus à l’alcool, de le photographier. Je m’exécute, lui montre le résultat, il me demande un deuxième portrait, se met en position et je peux faire une photo simple, mais expressive. La vraie vie en quelque sorte.

https://www.instagram.com/p/BuzQAoPF1EB/

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12/04/18

  07:28:00 pm, by   , 424 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography, psychology

Upside down

Sens dessus dessous

Dans cette image, je remonte à l’époque de mon enfance qui se mélange avec les images suscitées par mes récentes lectures (Kaputt de Malaparte) : un véritable chaos. Cela se passe à l’Est de l’Europe, sur des terres qui ont vu les pires horreurs et dont ont ne sort pas indemne, même après 70 ans. Mais j’ai tenté de mélanger l’humour avec le tragique comme chez Mihuleac dans America de peste pogrom, tout en respectant mes propres sentiments d’horreur et en repensant – encore – aux souffrances de ma grand-mère, battue à mort à Riga et à ma tante qui a réussi à revenir de Theresienstadt , malade et moralement brisée. J’avais lu Kaputt quand j’étais encore adolescent et je me rends compte, après tant d’années, que je n’avais pas compris l’importance de ce livre. Je n’avais pas suffisamment vécu pour en appréhender la portée. A quoi bon se retourner sur le passé ? En ce jour de célébration du souvenir de la Shoah à Genève, il fallait bien que j’y participe à ma manière. Bien sûr que ce collage ne me vaudra pas beaucoup de « like » sur Fb, mais je dois être fidèle à mon art, sans me préoccuper de ce qu’on peut en penser en un clic, en simples termes de j’aime – j’aime pas.

 

Collage 104-2018

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Upside down

In this image, I go back to the time of my childhood which mixes with the images evoked by my recent readings (Malaparte’s Kaputt): a real chaos. This is happening in Eastern Europe, on lands that have seen the worst horrors and have not come out unscathed, even after 70 years. But I tried to mix humor with tragedy like Mihuleac in America de peste pogrom, while respecting my own feelings of horror and rethinking - still - the sufferings of my grandmother, beaten to death in Riga and to my aunt who managed to come back from Theresienstadt, sick and morally broken. I had read Kaputt when I was still a teenager and I realize, after so many years, that I did not understand the importance of this book. I had not lived enough to understand the scope. What is the point of turning back to the past? On this day of celebration of the Holocaust remembrance in Geneva, I had to participate in my own way. Of course, this collage will not be worth a lot of "like" on Fb, but I must be true to my art, without worrying about what you can think of it in a click, in simple terms of I like - do not like.

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16/03/18

  05:03:00 pm, by   , 397 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography, psychology

The cavern - La grotte

C’est une vue d’une caverne éventrée. Il y a beaucoup de monde. Un personnage tient, par le fil, une ampoule allumée qui éclaire la main d’un géant – Polyphème ? Il a deux yeux pourtant. Est-ce que la lumière n’éclaire pas plutôt les personnages en train de dégringoler dans la neige ? J’ai l’impression d’avoir fait une image à l’instar de mes préoccupations du moment, à tenter de jeter de la lumière sur l’histoire de ma famille maternelle. Je n’en connais que des bribes, mes parents n’aimaient guère évoquer le temps du nazisme et des persécutions, les fuites et les déportations. Et moi, je n’étais pas assez curieux pour demander, questionner. J’essaie donc d’y voir un peu plus clair aujourd’hui. Avec internet, je peux glaner des bribes d’informations, même si c’est bien peu.

A regarder mon image maintenant, j’y vois un peu ce qui est arrivé à cette famille : fuyant une catastrophe (la Russie tsariste des pogromes) et arrivant dans un pays qui va les prendre au piège : l’Allemagne, à l’instar des personnages qui s’écroulent au premier plan.

Comment préserver la lumière ? Comment vivre dans les ruines d’une civilisation ? Je me retrouve, pour finir, dans le personnage géant qui, comme Jérémie, se lamente sur les ruines de Jérusalem.

 

The cavern, collage 075-2018

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It is a view of a ripped open cavern. There are a lot of people. A character holds, by the wire, a lighted bulb which illuminates the hand of a giant - Polyphemus? He has two eyes though. Does not the light shine on characters tumbling in the snow? I feel I have made an image about my current concerns, trying to shed light on the story of my maternal family. I only know bits and pieces, my parents did not like to talk about Nazism and persecution, flight and deportation. And I was not curious enough to ask, to question. So, I'm trying to get a little clearer today. With the internet, I can glean bits of information, even if it is very little.

Looking at my image now, I see a little what happened to this family: fleeing a catastrophe (Tsarist Russia pogroms) and arriving in a country that will trap them: Germany, like the characters crumbling in the foreground.

How to preserve the light? How to live in the ruins of a civilization? Finally, I find myself in the giant figure who, like Jeremiah, laments the ruins of Jerusalem.

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01/03/18

  11:48:00 am, by   , 333 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography

The lion hunt - La chasse au lion

J’ai vu récemment un reportage sur Rubens et j’ai été ébloui par ses peintures, notamment sa chasse au lion. En feuilletant un magazine chez mon cardiologue, je suis tombé sur des photos d’Afrique que j’ai immédiatement voulu transformer. Muni de ce magazine, je me suis mis à faire mon propre tableau de chasse, sans penser à Rubens. Ce n’est qu’une fois sorti de mon état de transe et contemplant mon image en buvant une bière que j’ai vu que les Rubens avaient fait leur chemin en moi.  Bien sûr que je ne saurais me mesurer à ce génie : c’est son énergie qui se retrouve dans mon collage. Ne cherchez pas de correspondances avec le  Rubens, c’est l’esprit du peintre, sa « furia » qui résonne dans mon image. Par ailleurs, j’ai voulu faire un clin d’œil à la domestication des félins et à l’abondance de photos de mignons petits chats sur les réseaux. La réalité est bien plus crue, la chair reste la chair et la mort cruelle comme ici.

 Tableau de chasse, collage 58/2018

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I recently saw a broadcast on Rubens and I was dazzled by his paintings, including his lion hunt. While leafing through a magazine at my cardiologist, I came across photos of Africa that I immediately wanted to transform. Equipped with this magazine, I started to make my own hunting table, without thinking of Rubens. It was only when I left my trance state and contemplated my image while drinking a beer that I saw that the Rubens had made their way inside me. Of course I cannot measure myself against this genius: it is his energy that found its way into my collage. Do not look for correspondences with the Rubens, it's the spirit of the painter, his "furia" that resonates in my image. In addition, I wanted to make a nod to the domestication of cats and the abundance of pictures of cute little kitties on the networks. The reality is much more crude, flesh remains t flesh and death cruel as here.

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20/02/18

  10:32:00 am, by   , 411 words  
Categories: Art, Collage, Painting, Photography, psychology

Beach

Ce collage est le fruit d’une longue lutte pour obtenir une image cohérente. Je suis parti de trois femmes assises dont on voit encore des fragments dans l’image finale. Ayant commencé la veille, j’ai bouleversé la composition le lendemain en insérant les poissons et les gens prenant le soleil sur les rochers.  Ces deux motifs me semblent indiquer, à la fois formellement et au niveau de l’impression, qu’il s’agit d’objets jetés là par les vagues, comme on peut le voir sur certaines plages polluées. Le plan supérieur gauche montre une nature plus intacte, mais dévorée par le monstre à tête de poisson qui est une réminiscence des créatures infernales de J. Bosch. Les gens au soleil sont comme des moutons, ils ont les yeux fermés ignorant ce qui se passe de l’autre côté. Et la figure centrale pousse un cri muet, elle est comme ces poissons morts qui ont la gueule ouverte.

Ce n’est évidemment pas un collage très léger, pourtant j’éprouve une grande satisfaction à le contempler. Peut-être parce que j’ai l’impression d’avoir réuni ici la tradition picturale classique et une vision moderne, désenchantée, du monde. Heureusement que les parties hautes apportent de la sérénité et un espoir de pérennité, sinon on se trouverait réellement en enfer.

 Beach, collage 047/2018

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This collage is the result of a long struggle to obtain a coherent image. It started with three seated women whose fragments are still visible in the final image. Having begun the day before, I upset the composition the next day by inserting the fish and the sunbathers on the rocks. These two motives seem to indicate, in my view, both formally and at the level of the impression, that they are objects thrown there by the waves, as one can see it on certain polluted beaches. The upper left plan shows a more intact nature but devoured by the fish-head monster that is reminiscent of H. Bosch's infernal creatures. The people on the rocks are like sheep, their eyes are closed, they do not know what's happening on the other side. And the central figure utters a mute cry, she's like those dead open-mouthed fishes.

It is obviously not a very light collage; however, I feel a great satisfaction to contemplate it. Perhaps because I have the impression of having gathered here the classic pictorial tradition and a modern, disenchanted vision of the world. Fortunately, the high parts bring serenity and hope for sustainability, otherwise we would really be in hell.

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Blog on art, centered on collage. It is meant as a sort of logbook of my creative work.

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